
Pendant une semaine nous ne pouvions allumer la télévision, lire une revue sans tomber sur l'ancien Président de la république François Mitterrand.
Biensûr je peux comprendre qu'il y ait des cérémonies commémorant le dixième anniversaire de la mort de François Mitterrand.
D'un autres côté toutes ces éloges envers l'homme d'Etat me laisse perplexe.Un homme dont le parcours politique est jonché de grandes zones d'ombres. En 1942 jeune et ambitieux Mitterrand entre au service du maréchal Pétain.Le 16 août 1943, il reçoit la Francisque des mains du maréchal.
Il obtient le numéro 2202 de la plus prestigieuse distinction du régime de Vichy qui à été remise à 3000 personnes au total.Celui-ci est resté 18 mois dans un gouvernement qui avait abandonné la France à l'Allemagne par cette armistice blessante blessante du 22 juin 1940.
Quand Mitterrand entre sous les ordres du maréchal Pétain en 1942, Pétain a rencontré Hitler à Montoire 2 années auparavant.
Mitterrand entre sous le régime de Vichy en connaissance de cause.
Sentant la vulnérabilité du régime nazis en 1943 ,celui-ci retourne casaque et se lance dans la résistance sous le surnom de Morland.
Bénéficiant entres autres de la complicité d'un haut fonctionnaire de la Police,un certain Jean-Paul Martin, celui-ci le met en relation à la fin de la guerre avec René Bousquet,personnage très sombre de la deuxième guerre mondiale,secrétaire général de la Police sous l'occupation et principal organisateur de la rafle du Vel d'Hiv,à la suite de laquelle de nonbreux juifs furent envoyés dans les chambres à gaz.
Une amitié avec Bousquet qui ne s'est pas altérée avec les années car celui-ci à été un allié dans les financements des campagnes électorales.
Ministre sous Mendés France et Guy Mollet, Mitterrand ne cache pas son espoir d'accéder à la Présidence du Conseil avant 40 ans.
Le retour du général de Gaulle en 1958 l'oblige à rentrer dans l'anonymat.
En 1959, il organise maladroitement un faux attentat contre sa voiture, avenue de l'Observatoire,à Paris,dans l'espoir de regagner les faveurs de l'opinion publique.L'affaire est heureusement étouffée.
Le "régne" de Mitterrand débute en 1981 et pour une période de 14 ans.Les débuts sont euphoriques.Mitterrand abolit la peine de mort pour se mettre au diapason avec les autre pays européens.Il mène une politique economique volontariste.
Après c'est le choc des réalités,la gauche est acculée dans les affaires (Péchiney) et son impopularité atteint des sommets.Face à cette déroute inéluctable lors des législatives de 1986, Mitterrand va faire preuve de cynisme en poussant sur le devant de la scène un histrion d'extrême droite Jean-Marie Le Pen: effrayés par la violence de ses propos les électeurs de gauche resserrent les rangs.Mais cela ne suffit pas à sauver la majorité parlementaire.
En 1988 François Mitterrand est réelu face à Jacques Chirac. Sous ce septennat le premier ministre Pierre Beregovoy, homme honnête se suicide dans un climat de corruption,dans lequel baigne l'entourage présidentiel.
Dans les années 1990 le scandale des écoutes téléphoniques fait grand bruit et l'apparition de sa fille Mazarine logée sous les palais de la République interpelle les français.
Sans oublier la maladie cachée aux français pendant 14 ans.
Des 14 années du Mitterrandisme nous retiendrons comme élément positif l'abolition de la peine de mort mais à sa décharge les écoutes téléphoniques, son refus de ne pas désavouer ses amis resonsables d'actes odieux pendant la seconde guerre mondiale,le refus de reconnaître le rôle de l'Etat Français dans la déportation des juifs,l'instrumentalisation de l'extrême droite dans l'espoir d'affaiblir la droite républicaine et démocratique, le mensonge sur sa maladie,et l'opacité sur les suicides de ses proches collaborateurs pendant son exercice du pouvoir.
Pour de plus amples informations lisez le livre de Jean Montaldo s'intitulant:
Mitterrand et les Quarante voleurs.